En ce sens, le travail de Gérard Koch, même s’il paraît se distinguer à première vue, par sa nouveauté, de celui du sculpteur tel qu’on a coutume de le concevoir, le rejoint dans sa finalité première : ciseler un espace.

Ce qui semble l’en différencier : l’originalité des matériaux employés et leur insertion dynamique dans une aire déterminée. Ces matériaux, ce sont des papiers découpés et encrés de maculatures, laissant jouer les blancs et collés sur des morceaux de cartons pliés, froissés à dessein. Parcours sinueux, inextricables, jalons d’une vie intérieure inlassablement questionnée. L’aire en question, ce sont des cases rectangulaires sans fond, châssis sans toile qui piègent une écriture en suspens, volubile et lancinante. Discours obsessionnel, contenu par la maîtrise exigeante de la forme, né d’un esprit exacerbé en prise directe sur le quotidien et à l’écoute attentive des soubresauts diffus de sa mémoire. Gérard Xuriguera
journal à claire-voie - page 2